Servi par une technique brillante, le style de ce pianiste improvisateur captive chaque fois l’auditeur par la multitude des univers dans lequel il l’emmène.

Ce qui l’intéresse, dit-il, c’est « ce qui ne s’apprend pas », ce qui échappe à la théorie. Selon lui, la théorie n’est qu’une méthode, un système pour faciliter l’élaboration de la structure, comme les mathématiques pour l’architecture. Elle est nécessaire, bien sûr, et elle a ses beautés, mais l’artiste doit se fier toujours davantage à son intuition et sa sensibilité. On peut certes tout « apprendre » mais demeure et demeurera toujours ce qu’il y a au-delà de toute explication : l’émotion. C’est elle que le musicien cherche à transmettre dans l’intime réalité et le temps partagé d’un concert.

Casimir Liberski en solo à 17h05 et en duo avec Penelope Antena à 17h40